Comment donc de l'Aluminium alors que ce métal ne réapparait qu'a la fin du 19 siécle en EUROPE
En fait au XIXème, ce qui est découvert, c'est la méthode de séparation de l'aluminium. Il était connu bien avant, mais pas moyen de l'isoler.
@+Pierre
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L'Etain : question et hypothèseModérateurs: Pierre, Guillaume, Patrice
En fait au XIXème, ce qui est découvert, c'est la méthode de séparation de l'aluminium. Il était connu bien avant, mais pas moyen de l'isoler. @+Pierre
Les routes de l'étainLes routes de l'étain?
L’âge de bronze, qui apparut en Europe vers 1700 ans av JC, inaugure une étape de l’évolution humaine. La cassitéride (minerai d’étain) constitue un facteur de richesse des tribus natives qui extraient le minerai d'une part, d'une autre celles qui en font le fret (apparemment les peuples marins de la pointe armoricaine dominés à son apogée par les Vénètes); puis celles des négociants qui s'enrichissent, achètent ou troquent; puis finalement par celles des artisans qui en dépendent pour un armement de qualité, la fabrication des objets courants domestiques ou pour l'agriculture... Mais qu'elles étaient vraiment les routes commerciales: le contournement des côtes ouest européennes pour rejoindre la mer Méditerranée, les caravanes de chevaux comme proposé par Diodore ou les voies fluviales? Ou une mixture des trois? Strabon, liv. III. Les Celtes d’Espagne. 8. les Galates prétendent que chez eux se trouvent les mines les plus riches, - celles qui sont dans le mont Cemméne et celles qui se trouvent au pied de la Pyrènè. 9. (Posidonius dit que.... l’étain.....) s’exporte des (îles) Brettaniques à Massalie. 11. ..... Artémidore contredisant (Erastosthène) prétend qu’il dit faussement..… entre autres choses, que dans les parages septentrionaux de l’Ibérie, la navigation est plus commode que par l’Océan pour se rendre dans la Celtique, qu’il s’est trompé de même dans tout ce qu’il a avancé sur la foi de ce charlatan de Pythéas. Diodore, liv. V. Ibérie; l’argent et l’étain. XXXVIII. .... L’étain se rencontre aussi en beaucoup d’endroits de l’Ibérie, non pas qu’on le trouve à la surface du sol, comme quelques-uns l’ont répété dans leurs histoires, mais en fouillant la terre, et en le faisant fondre de la même façon que l’argent et l’or. C’est au dessus du pays des Lusitans qu’il y a de nombreuses mines d’étain; elles sont dans les petites îles de l’Océan situées en face de l’Ibérie et, en raison de ce fait, appelées Cassitérides. On exporte aussi beaucoup d’étain de l’île Brettanique dans la Galatie qui est située en face, et par l’intérieur de la Celtique, les marchands le font passer, chargé sur des chevaux, chez les Massaliôtes et dans la ville qu’on nomme Narbôn: c’est une colonie des Romains, laquelle, en raison de sa situation favorable et de sa richesse, est le principal marché de ces contrées. Diodore, Liv. V. La Bretagne. XXI. Après avoir discouru de l’Océan qui longe la Lybie, et des îles qui s’y trouvent, nous allons passer ailleurs et parler de l’Europe. – Près de la Galatie parocéanique, en face des forêts nommées Hercynies, lesquelles, à ce que nous avons appris, sont les plus grandes de l’Europe, il y a dans l’Océan plusieurs îles dont la plus grande est appelée Brettanique. Anciennement, elle n’avait jamais été envahie par des forces étrangères, et, à ce que nous avons appris, ni Dionysos, ni Héraclès, ni aucun de nos autres héros ou potentats n’y avait porté la guerre. De nos jours, Gaius Caesar, celui, qui à cause de ses exploits, a été surnommé dieu, est le premier de ceux dont on garde la mémoire, qui ait subjugué cette île et qui, après avoir défait les Brettans, les ait forcés de payer des tributs fixes; mais à ce sujet, nous enregistrerons avec détail tout ce qui s’est fait, en temps opportun. Nous allons discourir à présent de cette île et de l’étain qu’elle produit. – On dit que les peuples qui habitent la Brettanique sont autochtones et qu’ils conservent dans leurs usages quelque chose de la vie ancienne. Ainsi, dans leurs guerres, ils se servent de chars comme les anciens héros des Hellènes s’en servaient, selon la tradition, à la guerre de Troie; ils ont de modestes maisons construites le plus souvent en chaume² et en bois. La récolte des blés se fait chez eux en coupant les épis mêmes que l’on serre dans des granges couvertes; ils égrènent chaque jour les épis les plus anciens et les manipulent de façon à en faire leur nourriture. Ils sont simples de mœurs et fort éloignés de l’astuce et de la méchanceté des mœurs d’aujourd’hui. Ils ont un genre de vie fort modeste et bien différent du luxe qui naît de la richesse. L’île est très peuplée, la température de l’air y est extrêmement froide, parce que l’île est située sous l’Ourse même. Il y plusieurs rois et chefs qui vivent en paix entre eux. ²ou en roseaux. Diodore, V. 22. Bibliothèque historique. Les habitants de la Bretagne, voisins du promontoire appelé Belérion², se distinguent par leur affection pour les étrangers; ils doivent même à leurs relations avec des marchands étrangers d’avoir des mœurs plus douces. Ce sont eux qui préparent l’étain en traitant avec un soin ingénieux la terre où il se trouve. Cette terre est pierreuse avec des filons terreux d’où provient le métal traité et épuré par la fusion. On le façonne ensuite en forme d’astragales et on le transporte dans une île voisine de la Bretagne, nommée Ictis². A marée basse, l’espace qui sépare les deux îles étant à sec, on transporte sur des chariots dans la dernière de grandes quantités d’étain: il se produit là, en effet, un phénomène qui est propre aux îles voisines de la terre et situées entre l’Europe et la Bretagne: lors des hautes marées, le canal qui les sépare de la terre ferme s’emplit et elles apparaissent comme des îles; mais, à la marée basse, la mer se retire, elles sont à sec sur un large espace et alors ce sont des presqu’îles. De là, les marchands qui achètent l’étain aux gens du pays le transportent en Gaule; finalement, traversant à pied la Gaule en trente jours, ils conduisent à dos de cheval leurs charges à l’embouchure du Rhône. ² Extrémité de la Cornouailles. ² Probablement Saint Michael’s Mount près de Penzance. e. Dernière édition par ejds le Mer 12 Mai, 2004 22:03, édité 3 fois.
Merci Ejds, pour toutes ces références, passionnant !
Mais rien pour ma zone d'interrogation... Il était question d'une thèse sur le sujet, à Toulouse. Mais je ne suis qu'un spectateur en cette affaire, je vais relancer mes sources d'information. Merci encore et bien cordialement
Bonjour,
Je profite des évocations de ejds pour relancer le sujet sur l'étain, p't'être bien que les nouveaux arrivants au forum amèneront de la matière à moudre... Résumé : Nous sommes de -1700 à -800 pour la période dite du bronze, et ensuite de -800 au -3èm à ... notre ère, âge dit du fer, mais le bronze est toujours dans cet âge du fer une matière largement employée. Pour faire du bronze il faut du cuivre et de l'étain (parfois du plomb ?). Le cuivre se trouve autour de la méditerranée sans trop de difficultés, en fait je n'ai pas vraiment enquêté sur l'origine du cuivre. Et l'étain, plus rare, plus difficile à trouver, est donc une denrée précieuse. Les textes évoquent surtout son exploitation dans lîle de Bretagne (Angleterre aujourd'hui). deux questions sont posées ici : - Y aurait-il des mines d'étain antiques en Bretagne actuelle, notamment dans les vallées de Vilaine et d'Oust ? Quel serait l'influence des Vénêtes en cette affaire ? Simples commerçants ou/et expoitants des minerais ? - Quels sont les voies d'acheminement des minerais, comment et contre quoi sont-ils échangés ? << Le Point sur Burdigala >> Posté le: Dim 30 Jan, 2005 11:09 Sujet du message: Mercato, d'après ejds, extrait : """Et pour Tecto, quant aux difficultés d'acheminement rencontrées par voie fluviale, elle parait avoir été résolue par acheminement par voie terrestre """ << L'Etain : question et hypothèse >> (extrait d'un message de ejds) http://forum.arbre-celtique.com/viewtopic.php?t=1785
A Tolosa chez les Tectosages entre Burdigala et Narbôn il semble que l'on soit sur un site d'échange, "un marché" où l'on troque des minerais (étain ?) contre du vin et des céramiques et autres produits manufacturés, de luxe. L'une des caractéristiques archéologique de ce site est l'abondance de restes d'amphores (mais aussi de diverses monaies et des énigmatiques puits cultuels...). Les vestiges d'amphores sont si abondants qu'ils font penser à des "embalages jetés". Cette théorie, aujpourd'hui en faveur, suppose l'acheminement de vin de la méditerranée jusqu'à Tolosa où on échange ce vin contre : du minerai, des esclaves peut-être, et quoi d'autre ? Le vin serait amené jusqu'à Tolosa par portage, ânes ( Qu'en penses-tu Pan ?), ou mulets et chevaux ? Ensuite les embalages resteraient à Tolosa (Les amphores ????) . Mais comment amène-t-on les minerais et emmène-t-on le vin ? D'où la proposition des tonneaux gaulois sur chariots... Les gaulois utiliseraient des véhicules et les romains du portage !!! Bizarre non ?? A mon avis la même question se pose pour la voie fluviale de la Loire. Je connais moins bien sa géographie mais je crois me souvenir qu'elle n'est pas navigable bien loin. Voilà un résumé un peu rapide des discussion précédantes où j'oublie Dionysos et pour(tant il y aurait une belle thèse à faire sur la présence Dionysiaque sur cette trajectoire du vin-étain, pas vrai ejds ? Cordialement tecto
Tectosage a écrit: "Je ne sais pas si cela à quelque chose à voir mais je me suis souvent demandé pourquoi la toponymie montrait du bretonnant même en pays non bretonnant comme en Loire-Atlantique mais pratiquement pas sur les bassins de Vilaine et de l'Oust ?????"
Justement, on ignore trop souvent qu'une (petite) partie de la Loire-Atlantique a été bretonnante, à l'ouest grosso modo d'une ligne la Roche-Bernard – St-Nazaire. Le breton dialectal local s'est éteint dans ce secteur au 20e siècle. Il a fait l'objet de quelques études de linguistes (Ernault, Le Roux –le papa de Françoise Le Roux récemment décédée je crois-, et actuellement G. Buron). Ce secteur était donc bretonnant, autant que la presqu'île de Rhuys par exemple. Pour l'étain, je me suis aussi posé les mêmes questions que vous. Il y a un gisement de cassitérite à Abbaretz (encore exploité au 20e siècle), mon grand-père m'a raconté comment, gamin, il a failli se perdre dans les galeries un dimanche, avec un copain (avant 1914). Le terril se détache sur l'horizon, à droite, quand on va de Nantes à Rennes. Ce gisement d'Abbaretz-Nozay était déjà exploité dans l'Antiquité, période gallo-romaine au moins, et peut-être même avant. Il était exploité en ouvrant des tranchées dans le sol, si je me souviens bien des articles de Claude Champaud, qui a étudié le sujet, publiés en 1955 et 1957 dans les Annales de Bretagne. Si les voies fluviales et maritimes étaient préférées à l'époque pour le transport, 2 solutions à partir d'Abbaretz: l'Erdre puis la Loire amont ou aval (Portus Brivatus?) ou la Vilaine (Pénestin?). Une monnaie carthaginoise aurait été trouvée à Abbaretz, m'a dit un universitaire. Cordialement, Gérard
Bonjour et merci pour ces informations. Je vais essayer de me procurer ces références. Je ne penses pas que ce soit accessible pat le réseau. Qui sait ? Cordialement Tecto
ParisiiCommerçants et monnaie
Un texte mettant en relief la chronologie des peuples commerçants, l'importance des routes fluviales et de la monnaie :
Monnaie à suivre, par là, sur le fil : Par ici la monnaie http://www.forum.arbre-celtique.com/vie ... php?t=1724 e.
MariHoula, hé, on s'endort ici.
:51:
Ca ne bouge pas beaucoup dans la forge, faudrait donc extrapoler, aller chercher du bois, souffler sur les braises !! Allez, un p'tit voyage découverte pour s'éclaircir les idées :
Pour en savoir plus sur la ville de Mari et sur Jean-Claude Margueron : http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/article ... cier_id=65 e.
HypoceltesLes Hypoceltes et l’étain
D’où venaient’ils ? :
Le même site, mais autrement : http://www.culture.gouv.fr/culture/arch ... /bag-s.htm e.
SérindeEtonnantes îles et routes de l’étain
Routes de l’étain… Voyages d’occident qui appellent une série d’impressions plaisantes et confuses, comme cette mythique Sérinde, oasis perdues des routes de la soie, bazars des cités opulentes où se font les échanges et s’affairent des marchandes voilées : http://mapage.noos.fr/sacados/lectures/lectures71.htm De longues caravanes de chevaux traversent la Gaule, des flottilles de bateaux remontent ou descendent le courant des fleuves, de ports en ports, d’îles en îles, lourdement chargés de tissus bigarés, matières premières ou de luxe, armement, outillage et riches bijoux et objets de parure, vaisselles d’apparat, fragiles céramiques, vins fins, parfums et épices rares… Les mystérieuses routes de l’étain, des principales étapes du commerce caravanier à la marine marchande, c’est encore, depuis l’Antiquité, dans le sillage tant convoité de ces nautes mercatores negotiatores, de ces voyageurs aventuriers, partis à la rencontre de régions mal connues et aux populations belliqueuses, la longue histoire des savoirs, la mouvance des dieux et des idées portées de place en place, enrichit ici et là d’éléments exotiques, et rapportant parfois de leurs excursions de surprenants récits :
I/II e.
Arganto-niosArganto-nios
Arganto-nios, Arganthonios ou encore Argentonio "l'argenté", était un roi qui aurait régné sur la ville de Tartessos ou Tarsis, comptoir marchand qui renfermait de nombreux trésors culturels aux dires de Strabon : « Tarsis renfermait de nombreuses richesses et plus particulièrement des textes de lois, des textes en prose vieux de 6000 ans ».
Saint-Renan Tout cela pour revenir au début du fil de Tectosage où il s'avère que la très ancienne vallée de l'Aber Ildut constituait l'un des plus riches gisements d'Europe. Dès l'âge du bronze (~1800 avant J.-C. en Armorique), le minerai d'étain, la cassitérite, était exploité dans la région de Saint-Renan : http://plouzweb.free.fr/etain.htm Archives:
II/II e.
AbbaretzUne mine d'étain vénète ou pictone ?
La mine d’étain d’Abbaretz en photos http://stjoabbaretz.free.fr/mine.htm Et sur les tourmalines et tourmalinites en Bretagne : http://www.minerauxetfossiles.com/revue ... info56.htm e.
HimilconConsolidation des routes maritimes pré-existantes
Avant les années 500 av JC, Hannon serait parti, avec quelques 60 pentécontores et 30 000 hommes et femmes, établir des colonies et des comptoirs d’échanges avec les populations indigènes d’Afrique. Et vers la même période, suite à la visite controversée d’Himilcon dans les eaux britanniques, on peut certainement penser qu’une réouverture des routes maritimes pré-existantes et que des liens commerciaux se soient consolidées entre Puniques et peuples marins bordant les côtes, – dont les Vénètes – , seuls à même d’affronter et maîtriser les mers nord-occidentales :
Le périple de Pythéas Pour illustrer le plausible voyage d’Himilcon, une reprise "du bon lien qui fait du bien" sur Pythéas (déjà présenté par Muskull) : http://infog.free.fr/Pytheas/fla2/index.html sur le fil Les îles au nord du monde... : http://forum.arbre-celtique.com/viewtop ... =6564#6564 e.
Citation:
La mine d’étain d’Abbaretz Le sommet du terril formé par l’accumulation des déchets stériles sortis de la « mine » d’étain domine du haut de ses 80 mètres au-dessus du sol un paysage varié de plaine cultivée. Ce site est un véritable témoin de l’activité industrielle. En effet dès la fin du Néolithique, on y exploite, à la surface du sol, la cassitérite : principal minerai dont on extrait l’étain-métal. A cette époque, on l’utilise pour la fabrication du bronze. Vers 150 avant JC, une tribu celte (Vénète ou Picton) extrait le métal sur une longueur de 10 km environ : minerai vendu aux Carthaginois et aux Grecs. Après la conquête romaine par Jules César, le site minier, placé sous la protection d’un camp militaire, devient l’une des plus importantes sources d’étain du monde antique permettant la fabrication de 6 à 9000 tonnes de bronze jusqu’au 3 ème siècle de notre ère. Elle reste ensuite en sommeil pendant quinze siècles. Davy signale le 27 juin 1882 la découverte de ce minerai au Bois Vert : « isolé par moi de la gangue quartzique qui le renferme ; il est brun, cristallin, sa densité dépasse 6, au chalumeau, avec addition de soude et au fer de réduction, il donne un métal blanc d’argent. A tous ces caractères, il est facile de reconnaître la cassitérite. Le filon de quartz blanc renferme en outre du mica blanc, de la tourmaline et un minerai fortement altéré, trace probable du mispickel qui accompagne toujours l’étain » […] http://www.musee-bretagne.fr/francais/m ... etin47.htm AMEBB Curieux, tout de même, ces attributions aux Vénètes ou aux Pictons: on est en plein territoite namnète! gg
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